Le prix des permis de pêche s'échelonne de 250 F à 700 F par jour et par pécheur !!!
Il semble qu'un tremblement de terre ait ravagé les rivières et fortement perturbé les poissons. Trois pêcheurs français, habitués de la Slovénie nous ont confirmé qu'il n'avait jamais vu une année aussi catastrophique, avec notamment aucune activités de poissons et d'insectes, quelle que soit l'heure de la journée.
La vallée de la Soca
Seule la haute Soca, en photo ci-contre à mi chemin entre Bovec et le village de Soca, a donné quelques résultats, avec une pêche typiquement d'eau rapide : canne longue, soie ultrafine type Robinson naturelle, mouches flottant biens, plutôt de couleur sombre : arcs, marmoratta et hybrides se sont laissés surprendre, avec même un ombre, chose étonnante dans ce type de rivières, plus proche du torrent de montagne que d'une gravière! On peut se poser des questions, mais j'y reviendrai...
Les truites marmorata ont été décevantes : plutôt plus facile à leurrer que les arcs ou farios, elles ont une fois ferrées une combativité très limitée et parfois totalement nulle, elles laissent ramener comme de vulgaires sacs. Dans la main, elles sont molles, sans nerfs.
Par contre, les eaux sont fidèles à leur réputation : d'un bleu turquoise absolument superbe, cristalline, il faut ruser comme un sioux pour approcher les truites sans se faire voir.
Il faut préciser que le permis coûte environ 350 F/jour sur ce secteur. On est loin, bien loin de la qualité de certains rivières autrichiennes, et qui sont loin d'être aussi onéreuses.
Sur trois jours de pêches sur la basse Soca, une seule après-midi a été profitable avec une dizaine d'ombres à deux, dont un de plus de 45cm :
L'Idrijca a été totalement décevante : un bel et unique ombre à deux en une journée de pêche. Le plus grave, c'est que cette rivière réputée pour ses gobages nous a semblé complètement morte : le seul gobage vu dans l'après midi a amené un poisson. Il n'y avait pas un poisson en vue dans l'eau et seul un banc de chevesnes a un instant éveillé notre intérêt !!!
La Sava Bohinjka
Les premières impressions ont été favorables : belles eaux, des poissons relativement actifs, d'assez nombreux gobages...
Mais quelle ne fut pas notre surprise de voir un soir un camion de l'institut des pêches de Bonhinj en train de déverser dans chaque gros trou de la rivières des arcs en ciel d'un à deux kilos, superbes certes, mais issue de la pisciculture voisine. Cela nosu a été confirmé par d'autres membres du Club qui avait assisté au même manège quelques années auparavant sur la haute Soca. De la à s'imaginer que les rivières de ce pays ne sont que des piscicultures à ciel ouvert, il n'y a qu'un pas...
Le dernier jour, nous nous sommes donc concentrés sur les ombres qui étaient quelques'uns bien disposés sur une gravière.
La nymphe au fil a également bien marché et a permis la capture de quelques farios.