C'est à Lermoos, dans le Tirol Autrichien que nous sommes encore encore une fois transportés, avec armes (les cannes) et bagages (les femmes et enfants), pour un séjour de pêche et de détente. Il ne s'agit pas de notre premier voyage, et cet article étant accès sur les nouveautés rencontrés, je conseille aux nouveaux lecteurs de commencer par parcourir cet article...
Comme souvent en Autriche, le droit de pêche est lié à un hôtel. Il s'agit ici de l'hôtel, ou plutôt devrais-je dire du très bel hôtel Mohr Resort... (http://www.morh-resort.at). Pour ceux qui ont connus l'ancien hôtel Drei Mohren, vous pouvez tout oublier... C'est presque un palace qui nous accueille. Les prix sont également transformés. Mais ne parlons pas des choses qui fâchent et concentrons-nous sur la pêche.
La rivière Loisach a connu une crue phénoménale en 2005, et de nombreuses parties de la rivière ont souffert, en particulier après les virages... Les flots ont filés tout droit, arrachant des centaines de tonne de roche et les déposant un peu plus bas.
Certaines parties sont transformées totalement, notamment le fameux "trou de la loutre".
Malheureusement, la pluie est tombée pendant presque tout le séjour, rendant la pêche quasi impossible, mais nous avons quand même réussi deux journées : une en début de séjour, avant la pluie (bilan : 69 truites à deux en une après-midi), l'autre le dernier jour avec une trentaine de poissons à deux, mais avec de très beaux spécimens d'arc de près de 45cm. Par rapport aux années précédentes, on remarque un retour de la truite fario dans la rivière. La souche autochtone a peut être mieux résistée aux caprices de la rivière ?
Que dire de cette destination, en résumé : Eh bien, ce n'est pas (plus) une destination 100% pêche. C'est devenu un compromis pour le pêcheur (un peu fortuné tout de même) qui veux conjuguer les plaisirs du farniente, de la table, des ballades en familles, du fitness, des paysages sompteux, avec un complément de qualité autour de la pêche à la mouche. Mais clairement, je déconseille aujourd'hui cette destination pour les fondus, les mordus, qui veulent être au bord de l'eau 12 heures par jour. Ce qui est tout à fait symptomatique, c'est que nous n'avons pas vu un seul pêcheur en action durant la semaine. Un belge et un hollandais avec lesquels nous avons discuté se disait pêcheurs, mais nous ne les avons pas vu au bord de l'eau...